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Le Paradiso fête ses 4 ans de ré-ouverture sous forme associative
Il y a bien plus de 4 ans, Monsieur le Maire d’Aunay sur Odon, Monsieur Lefèvre a invité la population à une réunion en compagnie de la Ligue de l’enseignement pour envisager une reprise du cinéma sous forme associative.
Si à ce moment, ou même le jour de la projection des premières images par le vieux projecteur Prévot, une voyante nous avait prédit qu’en 4 années, nous serions doté d’un nouveau projecteur de 35mm et d’un appareil numérique 3D, nous aurions sans doute dit « eh bien banco, mais il faudrait quand même rester modeste, ne pas s’emballer, faire nos preuves, et d’ici là, bosser ! »…
4 ans se sont écoulés et après bien des moments de stress, de joies aussi, nous sommes ici pour fêter cet événement bien réel, et inaugurer une cabine entièrement rénovée.
Avant de dire un chaleureux merci à tous les décideurs et responsables de ce bel accomplissement, je pense nécessaire de rendre hommage à ceux par qui le succès arrive, tous les bénévoles qui se donnent chacun selon ses moyens, au quotidien, et apportent leur pierre à ce bel édifice qu’est le Paradiso.
Plus particulièrement en ce qui concerne le passage au numérique, il convient de saluer avec reconnaissance le travail fantastique de coordinateur des travaux et d’interface avec les partenaires de Roger Patry dont l’investissement sur ce dossier a grandement facilité sa réalisation. Durant ces deux dernières années, il s’est informé, formé, et nous lui devons le démarrage fluide, sans heurt que l’on peut constater aujourd’hui.
Je n’aurais garde d’oublier le public d’Aunay et du Pré-Bocage, j’ai coutume de dire les publics car nous nous efforçons d’attirer au cinéma les jeunes, les moins jeunes, les amateurs d’action et les cinéphiles exigeants, les familles en quête de détente, les amoureux de comédie et les amateurs d’épouvante, ceux aussi qui viennent au cinéma pour observer le monde et en débattre, bref tous les publics, donc, pour lesquels nous travaillons et sans qui rien n’aurait lieu.
Ce sont donc les bénévoles et la population qui ont rendu crédible le passage actuel au numérique par l’animation et la fréquentation du lieu, désormais reconnu. Un projet (encore un) de multiplexe proche géographiquement avait tout lieu de nous inquiéter car il aurait pu avoir un effet dramatique sur notre existence même, exacerbant une concurrence déjà rude et cassant éventuellement cette appropriation par les gens de leur cinéma de proximité. Nous avons participé à une action tendant à rendre ce projet impossible, il est pour l’instant débouté, tant mieux, mais qui sait ?
Ceux qui ont initié l’action d’offre culturelle en milieu rural, les partenaires de cette belle aventure, ceux qui ont fait techniquement, financièrement, concrètement se réaliser l’ambition de rester dans la course, ce sont bien évidemment en premier lieu le Maire et la Municipalité d’Aunay sur Odon, qu’il faut saluer pour son exceptionnelle disponibilité et sa réactivité ayant rendu cette démarche exemplaire. La Ligue de l’Enseignement et son réseau Génériques, les bailleurs publics, ainsi que les entreprises impliquées ont chacun joué leur partition avec brio et ponctualité pour que nous puissions tous ensemble vivre aujourd’hui ce très heureux évènement !
Hubert MARCHANT, Vice président de l'association Le Paradiso
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Résultats du concours "Courts d’école" 2011 Le 29 octobre dernier s'est déroulée au Paradiso la troisième édition de "courts d'école", manifestation mettant à l'honneur les films amateurs de court métrage, destinée à encourager les talents cinématographiques en devenir.
Ont été mis à l'honneur lors des cérémonies de remise des prix :
- "PEPITA", de Prïncia Car, prix du public et prix du jury catégorie étudiant.
- "DEUX SOUS", d’Armelle Mercat, prix du jury catégorie amateurs.
Deux mentions spéciales ont été attribuées :
- Pour son audace à Kevin Rumley,présentant "Caves du Palais"
- Pour sa maîtrise technique à Arthur Shelton, présentant "Tea time"
Les prix du jury sont dotés chacun d’une somme de 500€ qui sera prochainement adressée aux lauréats.
Nous encourageons chacun des gagnants et mentionnés dans leur parcours cinématographique leur souhaitons « bonne chance », et les invitons à rester s’il le souhaitent en contact avec le Paradiso.
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La 3D est arrivée à Aunay, un peu plus tard que prévu...
Vous l'avez sûrement constaté, les séances 3D des 27 et 28 octobre n'ont pas été projetées dans les conditions optimales. Une erreur de réglage n'a pas permi d'apprécier pleinement la 3e dimension des films. Rassurez-vous, tout est rentré dans l'ordre, la 3D est bel et bien arrivée à Aunay, venez découvrir cette toute nouvelle technologie !
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Label "Jeune public"
Le Paradiso est désormais labellisé "Jeune public".
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Classement Art et essai
Le jeudi 2 juillet avait lieu au cinéma Paradiso une petite réunion en présence de Monsieur Burtin, Maire d’Aunay, de Madame Houlbert, Maire adjointe, et des membres de l’association cinéma Paradiso.
Cette réunion était organisée par l’association pour marquer le classement en salle de cinéma « d’Art et d’Essai » de la salle d’Aunay-sur-Odon. En effet, sur présentation d’un dossier récapitulant la programmation et les animations mise en place depuis la réouverture jusqu’en juillet 2008, le C.N.C à accordé le classement « Salle d’art et d’essai » au cinéma Paradiso.
Ce résultat récompense l’effort de l’association pour la diffusion d’un cinéma de qualité touchant tous les publics. Il récompense notamment le travail fait auprès du jeune public à travers les cinéfilous et les nombreuses séances organisées pour les scolaires.
L’association profite de cette occasion pour informer que le cinéma restera ouvert en juillet et août, afin d’offrir une possibilité de distraction aux estivants qui font un séjour en Pré-bocage et aux habitants qui ne partent pas pendant la période des congés d’été.
L’association informe également que la journée du 24 octobre sera consacrée au court-métrage avec un mini festival, « Courts d’école ». 12 courts métrages seront en compétition pour l’obtention d’un prix du Jury et d’un Prix des Spectateurs. Les œuvres projetées seront sélectionnées parmi celles qui parviendront à l’association avant la fin septembre.
Toute personne peut concourir dans les limites suivantes : être amateur, réaliser un court sur CD d’une durée allant de 5mn à 15mn et le faire parvenir à l’association.
Monsieur le Maire s’est déclaré très satisfait du classement Art et Essai de la salle municipale, et a annoncé que le conseil avait pris la décision de financer quelques améliorations matérielles demandées par l’association pour un fonctionnement encore meilleur.
La réunion s’est terminée en conversation autour d’un verre.
Le Président de l'association "Cinéma Paradiso" François CARRO
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2e anniversaire de la ré-ouverture du Paradiso sous fonctionnement associatif
Voici déjà deux ans que le Paradiso ré-ouvrait sous fonctionnement associatif. Deux ans pour une association, c’est encore bien loin de l’âge de raison, mais c’est tout de même un âge suffisant pour dresser un premier bilan. En terme de fréquentation, et donc de résultats, les objectifs des budgets prévisionnels établis lors de la création de l’association ont été tenus (voir dépassés) et la situation financière du cinéma Paradiso est actuellement parfaitement saine. Le classement « Art et Essai » de notre salle, obtenu dès la première année de fonctionnement, prouve si besoin en était, que notre volonté d’offrir une proposition de diffusion cinématographique de qualité n’est pas restée lettre morte. Nous constatons que le pourcentage de nos entrées lié à des projections allant vers les jeunes scolarisés dans les écoles primaires ou les collèges du Pré-Bocage est en augmentation. C’est une satisfaction, car il est scientifiquement prouvé que le virus de la cinéphilie ne se développe pleinement que s’il infecte un organisme jeune. Pour ce qui est du fonctionnement de l’association, là encore, le bilan est plus que satisfaisant. Les bénévoles, toujours au nombre d’une soixantaine, ont trouvé leur rythme de croisière. Les quelques départs enregistrés, l’on été essentiellement pour des raisons d’évolution des activités étudiantes ou professionnelles des membres concernés. Cinq nouveaux adhérents ont rejoint le groupe, et je me félicite de compter parmi eux 2 jeunes encore mineurs. Au delà du fonctionnement pur et dur de l’association, je trouve fort intéressant et complètement dans nos objectifs d’impliquer des jeunes dans le processus de programmation et donc, de leur transmettre ce virus cinéphile que j’évoquai il y a un instant. Au vu de ce qui vient d’être dit, tout va donc pour le mieux dans le meilleur des mondes paradisiens. Ce n’est malheureusement pas tout à fait vrai et de nombreux nuages planent. Si la fréquentation est largement conforme aux budgets prévisionnels de 2007, il n’en est pas moins vrai qu’elle est en recul par rapport à l’année dernière. Ce phénomène n’est d’ailleurs pas local mais national. Il faut cependant noter que nous résistons plutôt mieux que la moyenne. Le nombre d’entrées au niveau national sur la saison 2008-2009 a progressé d’un peu plus de 2%, ce qui semble satisfaisant. Mais en entrant dans le détail, il s’avère que la grande distribution qui couvre les zones urbaines a progressé de 7% quand les moyenne, et surtout petite distribution, ont vu leurs entrées diminuer de 15 à 30%. Lors du congrès de la Fédération Nationale des Cinémas Français, j’ai rencontré des exploitants extrêmement inquiets. Pour la première fois, les exploitants de la petite et moyenne distribution ont manifesté leur grand désarroi en quittant quelques minutes la salle du congrès. Madame QUAYLAT, présidente du CNC et donc représentante de l’état, a pu ainsi constater de visu qu’une salle beaucoup plus petite serait suffisante pour réunir les prochains congrès si des solutions n’étaient pas trouvées pour sauver un grand nombre de salles qui se trouvent dès aujourd’hui dans des situations extrêmement difficiles. Au-delà du constat, il faut bien sur analyser les causes des difficultés rencontrées par les petites salles, et notamment en milieu rural. Elles sont bien sur diverses : L’accès aux copies, devient de plus en plus difficile. Bien qu’ils s’en défendent et jurent le contraire, les distributeurs par leurs pratiques et leurs exigences favorisent indubitablement la grande distribution. Au risque de paraître pontifiant, je crois indispensable de donner quelques exemples : Les deux années précédentes, nous avions mis à notre programme anniversaire la palme d’or du Festival de Cannes. Cette année, cela n’a pas été possible et nous ne projetterons pas le Ruban Blanc ce week-end. Nous avions aussi envisagé ce week-end, de passer en avant première « Mic mac à tire larigot », le nouveau film de Jean Pierre Jeunet. Réponse du distributeur : Pas de problème, mais nous ne pouvons prendre le risque que le film soit piraté dans votre petite salle d’amateurs, donc nous vous imposons de prendre en charge l’équipe de sécurité que nous enverrons (400,00€ plus le déplacement : soit plus que la recette possible avec notre salle comble). Les exigences de nombre de séances imposé et d’exclusivité de l’écran sur certains films, nous privent de la possibilité de les passer dans les premières semaines (période qui reste la plus rentable, surtout dans le domaine du grand public et des films pour adolescents). Toutes ces pratiques me semblent n’avoir pour but que de favoriser les grands groupes par rapport aux petits exploitants, ou tout au moins révèlent en quelle bien piètre considération nous sommes tenus.
Voila un bref exposé des difficultés qui sont les notre actuellement et il y aurait matière à développer le sujet. Mais que dire des difficultés qui s’annoncent : Nous avons tous entendu parler de la loi Hadopi visant à protéger les auteurs du piratage. Mais la loi Hadopi, c’est bien plus que la lutte contre le piratage. Un des volets de cette loi concerne ce que l’on nomme en langage technocrétin, « la chronologie des médias ». C'est-à-dire en langage normal et pour le secteur cinématographique qui nous importe, les délais légaux qui séparent la sortie d’un film sur les écrans de l’autorisation de le mettre en ligne ou de le vendre sur support DVD. Ce délai qui était de 6 mois a été réduit à 4 sous la pression des grands groupes (eh oui, ce sont les mêmes qui exploitent les multiplex et touchent les royalties sur les DVD) et tant pis pour les petites salles qui n’auront pas eu la possibilité d’exposer un film avant sa mise en vente dans les supermarchés. Cela peut sembler anodin mais je vais vous donner un exemple : le dernier épisode de Harry Potter et sorti en juillet. Avant Hadopi, il n’aurait pu sortir en DVD qu’en janvier 2010. Avec la réduction à 4 mois, il sera dans les pantoufles sous le sapin de Noël. Le projet de diffuser ce film pour les jeunes pendant les vacances de Noël ne tient tout simplement plus debout. Autre bonne nouvelle, d’ci 5 ans, toutes les salles devront passer au numérique. Le CNC est entrain de mettre en place un fond de solidarité pour aider les salles moyennes et petites qui ne pourront pas autofinancer ou investir sur leurs fonds propre. On ne peut pas aller contre l’évolution de la technique et le fait est, que télé, photo et musique ont déjà pris le virage du numérique. Mais on ne peut tout de même pas prétendre que la rapidité à laquelle cela va devoir se faire simplifiera la vie des petits exploitants. Enfin, dernière bonne nouvelle, les salles doivent faire établir un diagnostic d’accessibilité aux personnes handicapées et se mettre aux nouvelles normes pour 2012. Là encore, nous ne pouvons moralement qu’adhérer à cette mesure qui vise à améliorer les conditions de vie de nos concitoyens souffrants de handicaps, mais là encore, le calendrier va être complexe puisqu’il faudra mener cette opération en même temps que le passage au numérique. Le tableau que je viens de vous dresser peut paraître un peu sombre. Il ne représente qu’un constat d’une situation bien réelle, qu’il serait irresponsable de ne pas prendre en compte. Je pense que notre cinéma possède, indéniablement, les atouts qui doivent lui permettre de vivre, tout en faisant face aux échéances que je vous ai exposées. Ces atouts sont d’abord, et essentiellement, liés à la structure qui est celle du Paradiso, structure bien différente des entreprises privées pour qui le cinéma est un commerce et doit donc dégager les marges les plus importantes possibles. Les atouts du Paradiso sont : D’abord, bien sur, le soutien des collectivités locales sans lesquelles rien ne serait possible, et qui, je le pense, partagent profondément avec nous, cette volonté de faire vivre le cinéma, et donc de maintenir une proposition culturelle régulière, puisque quasiment quotidienne, dans notre Pré-Bocage. L’appartenance au réseau « génériques », et donc à la Ligue de l’Enseignement, mouvement d’éducation populaire, qui en tant que tel apporte son efficacité opérationnelle et ses convictions « d’un droit à l’image pour tous ». Je pense réellement que seule l’union des ces trois composantes peut permettre le maintien de la vie cinématographique dans nos campagnes. Je pense que cet équilibre est réellement en place dans le fonctionnement du Paradiso et qu’il est le garant de sa pérennité. Je souhaite donc un bon anniversaire au Paradiso ! François CARRO, Président de l'association "Cinéma Paradiso" |
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